Catégorie : Fragments de lectures

30 mars 2016 / Extextuations ténues
9 mars 2016 / English songs

Comment faire pour mettre en déroute, non pas les auteurs, mais la fonction de l’auteur, l’idée que derrière chaque livre il y a quelqu’un qui garantit la vérité de ce monde de fantasmes et fictions, par le seul fait qu’il y ait investi sa vérité propre, qu’il s’est lui-même identifié…

16 novembre 2015 / English songs

Voyager côte à côte, marcher ensemble, régler son pas l’un sur l’autre, se parler en regardant la même route, ou chacun de son côté le même paysage, déjà l’image est belle et suffirait à faire opter pour cette sagesse. Mais c’est à l’étape que ce précepte prend tout son sens.…

20 septembre 2015 / Extextuations ténues

Et voilà pourquoi : La rime en -la avec les violons qui s’accordent en fond, l’idée méritait à elle seule qu’on décerne à l’auteur le Prix Nobel de littérature 1897, même rétrospectivement, trois ans plus tard, à la création du prix !

29 mai 2015 / Extextuations ténues

S’étant noué [la cravate] autour du cou, il se campa devant la psyché. Oui, beau à vomir. [Belle du Seigneur,p. 15] J’ai ri dans la librairie. J’ai quand même acheté le livre. Le soir je l’ai vue et je l’ai trouvée belle « à vomir ». Et c’est ainsi malheureusement,…

18 mai 2015 / Fragments de lectures

pour-jfrLes plus hostiles [au libéralisme] se recrutent en priorité parmi les intellectuels ayant été formés aux sciences humaines les moins  exigeantes, les plus éloignées des méthodologies scientifiques de validation où l’interprétation idéologique ne doit pas avoir sa place. […] [L]es adversaires [du libéralisme], exploitant à bon compte le marché captif du mécontentement, privilégient les thèses du complot permanent des puissances de l’argent étouffant toute velléité de liberté et d’émancipation. D’où l’enfer carcéral dans lequel le capitalisme maintient les êtres humains, victimes d’un véritable totalitarisme, pour le coup. […] Il y a chez les intellectuels occidentaux une propension langagière à projeter sur nos sociétés libérales, loin d’êtres exemptes de très graves défauts, il va de soi, les horreurs patentes des totalitarismes. Dans Le Regain démocratique, Jean-François Revel se souvient d’avoir participé, en 1977, à un entretien sur les hôpitaux psychiatriques « spéciaux » de l’URSS qui réunissait, notamment, Michel Foucault, Raymond Aron, Eugène Ionesco et Vladimir Boukovski : « A un moment de la conversation, Michel Foucault, sans doute excédé par les analyses répétées du système concentrationnaire soviétique, de “l’enfermement” dans la société communiste (la seule caractérisée de haut en bas et de long en large par “l’enfermement” foucaltien), se mit à exploser en vociférant qu’il nous fallait aussi organiser la lutte contre le “goulag occidental”. C’était d’un goût parfait en présence du participant qui sortait tout juste du vrai goulag, Boukovski, lequel fut saisi d’une crise de fou rire. » (Pierre Boncenne, Pour Jean-François Revel, p. 220-221)

27 décembre 2014 / English songs
14 décembre 2014 / Fragments de lectures

[La civilisation de la conversation] (…) est une source de ce qu’il y eut sans doute de plus français dans les lettres françaises. Elle brilla une dernière fois entre les deux guerres avec vivacité et s’éteignit par paliers durant les années soixante. L’après-guerre, dogmatique et idéologique, a substitué à l’art…

2 décembre 2014 / Fragments de lectures

— Moi ? Je ne lis pas de livres ! — Qu’est-ce que tu lis, alors ? — Rien. Je me suis si bien habitué à ne pas lire que je ne lis même pas ce qui me tombe sous les yeux par hasard. Ce n’est pas facile : on…

14 septembre 2014 / Extextuations ténues

Et c’est toujours la même femme condamnée au rapt brut aux violences simulées aux meurtrissures d’innocence c’est elle sous les liens de fleurs dans la promesse des parfums dans la cabane des fougères c’est elle qui se refuse et s’abandonne nue et parée contradictoire et résolue défaillante défaite définitive déjà…