Catégorie : Canciones en español

29 novembre 2015

C’est Ja*, qui me parle de Julieta Venegas et me confesse que cette chanteuse chilienne est son placer culpable, comme Co* possède l’intégrale de Shakira et l’écoute régulièrement, ce qui tranche complètement avec sa personnalité. Je n’ai pas eu à avouer les miens, en échange, car elles ne les auraient pas connus.

Là, nous sommes à Algarrobo, dans une maison secondaire de ses parents, à creuser dans la nuit de ces discussions où, au bout de nombreux couloirs, on a perdu sa pudeur en chemin ce qui fait qu’on se révèle un peu. Elle me met le CD et nous écoutons la chanson dont elle vient de m’en expliquer l’idée générale – comme elle m’ouvrirait un peu la boite à trésors de son enfance. C’est plutôt une petite mélodie pour adolescents (ce qu’était Ja* à cette époque en 1997), toute simple, qui parle de cette décoction de vie que la société moderne consigne dans des ordinateurs et sur du papier. D’un amour, aussi, qui n’a plus que ça pour se souvenir de lui-même : des papiers, des reçus d’électricité, de gaz, des courses, des petits mots, tout à payer, des lettres, tout réglé, là une preuve que j’ai vécu, que j’ai aimé, l’humain échappant à tout cette fureur graphomane.

Ja* m’a refilé sa chanson un rien melliflue comme une maladie bénigne et c’est moi qui la fredonne à mon tour de temps en temps, après l’avoir renommée “De papel”, parce que j’en aime le thème et qu’elle m’évoque les souvenirs de Ja* dans cette nuit auprès de la longue côte chilienne.

21 avril 2014

Quelle belle chanson découverte en famille !

18 avril 2013

Mon deuxième rendez-vous avec Paco Ibañez fut en Amérique du Sud, assistant aux retrouvailles du vieux chanteur avec le Chili. Quarante après le coup d’Etat et 23 ans après le retour de la démocratie dans le pays… Un concert peu mémorable en lui-même, sinon pour le symbole, puisque le catalan…

18 mars 2013

Impossible de vivre au Chili et de passer à côté de Víctor Jara, plaie vivante puisque le procès de ses assassins était encore en discussion, quarante ans après les faits. D’ailleurs, je passai très souvent juste à côté de son galpón lorsque je vivais dans le Barrio Brasil.