Catégorie : Canciones en español

6 novembre 2017 / Canciones en español

Je viens de recevoir un courriel de Google Maps Timeline, qui me rappelle où j’ai été ce mois-ci, les endroits, villes, le chemin parcouru, etc. C’est gentil, mais à quoi bon ? Alphabet et sa branche Google, ont-ils peur que je perde la mémoire ? Comme je suis un esprit…

14 février 2016 / Canciones en español

Et alors je me suis demandé ce que cela voulait dire de t’envoyer un message alors que je partais loin. Ça n’avait rien de courageux puisque je n’allais plus te revoir et n’aurais plus à croiser tes yeux. Comme dans un mauvais scénario de film policier où l’assassin révèle comment il a fait juste avant de mourir. Le courage, ce serait mettre les pieds dans le plat jusqu’au genoux et – plutôt que de te retrouver dans un hasard arrangé, à jouer à lutter contre d’autres prétendants dans des jeux de coqs qui ne grandissent personne – t’entrainant dans la dynamique de mon envie de te revoir, de te soutirer un rendez-vous – pour moi seul – en toute arrogance sans gêne, et de gérer l’attente en sentant minute après minute tout le poids de cette vanité – sentir se diluer son assurance comme le morceau de sucre dans le thé ­– y aller quand même sans montrer toute les éruptions souterraines en soi.

Mais. A quoi bon ? Même en réunissant un joli petit tas de ‘si’ jusqu’à en faire un joli château en Espagne, si jamais l’éblouissement que j’ai ressenti se convertissait en amour et que j’avais assez de talent pour te faire croire que je pourrais être un type à qui on peut confier sa vie et un peu de la prunelle de ses yeux, jamais, non jamais, je ne pourrais vivre dans une ville qui n’a pas un réseau métro capable de nous entrainer d’un univers à l’autre dans un grand ensemble urbain où se croisent lumières et génies de tous les horizons. Donc ta petite ville de C*, impossible. Si je dois revenir régulièrement par ici en famille, puisque mes grands-parents ne seront pas éternels et que je ne veux pas avoir l’impression d’être passé trop à côté d’eux, C* est pour moi une prison dorée. 1.

On ne laisse pas à une maman – comme tu l’es – pour seule issue possible d’une éventuelle ombre d’histoire, une promesse de venir la visiter quelques fois, tendrement, avec l’intensité des dernières fois, au gré des passages et en lui expliquant qu’ainsi la routine ne nous tuera pas et que nous aurons toujours des choses à nous dire.

29 novembre 2015 / Canciones en español

C’est Ja*, qui me parle de Julieta Venegas et me confesse que cette chanteuse chilienne est son placer culpable, comme Co* possède l’intégrale de Shakira et l’écoute régulièrement, ce qui tranche complètement avec sa personnalité. Je n’ai pas eu à avouer les miens, en échange, car elles ne les auraient pas connus.

Là, nous sommes à Algarrobo, dans une maison secondaire de ses parents, à creuser dans la nuit de ces discussions où, au bout de nombreux couloirs, on a perdu sa pudeur en chemin ce qui fait qu’on se révèle un peu. Elle me met le CD et nous écoutons la chanson dont elle vient de m’en expliquer l’idée générale – comme elle m’ouvrirait un peu la boite à trésors de son enfance. C’est plutôt une petite mélodie pour adolescents (ce qu’était Ja* à cette époque en 1997), toute simple, qui parle de cette décoction de vie que la société moderne consigne dans des ordinateurs et sur du papier. D’un amour, aussi, qui n’a plus que ça pour se souvenir de lui-même : des papiers, des reçus d’électricité, de gaz, des courses, des petits mots, tout à payer, des lettres, tout réglé, là une preuve que j’ai vécu, que j’ai aimé, l’humain échappant à tout cette fureur graphomane.

Ja* m’a refilé sa chanson un rien melliflue comme une maladie bénigne et c’est moi qui la fredonne à mon tour de temps en temps, après l’avoir renommée “De papel”, parce que j’en aime le thème et qu’elle m’évoque les souvenirs de Ja* dans cette nuit auprès de la longue côte chilienne.

3 février 2015 / Canciones en español

Ce n’est pas grave de pleurer pour une femme. C’est être vivant. C’est juste triste de gâcher des larmes pour des qui n’en valent pas la peine. Aussi ce n’était pas pleurer pour Méli* qui était le plus triste, mais pleurer pour Méli*… Bande originale de la bulle : Paco Ibañez (Pabo Neruda), “Puedo…

19 octobre 2013 / Canciones en español

« Que qui que ce soit veuille le moindre mal à Michel nous apparaitrait comme une injustice, une incompréhension de ce que devrait être les lois de l’univers. » C’est avec cette dernière phrase, sans doute la moins non-écrite de tout ce que je viens de m’infliger, que je décide mettre fin à ce foutage de gueule. D’autres iront plus loin que la page 115.

ce-qu-aimer-veut-dire-de-mathieu-lindon« Mais non, ça se fait pas, ça décolle peut-être juste après ! », me direz-vous. 115 pages c’est quand même long pour une entrée en matière et comme blague, n’en parlons pas… Je n’en avais rien à fiche les 70 premières pages, j’ai commencé à me trouver idiot de continuer ensuite, pourquoi consacrer plus de temps à ce qui devient du masochisme ? Et puis je suis déjà comblé, c’en est trop : j’ai appris que ces gens fabuleux jouent au mikado, prennent du LSD, tombent amoureux du premier inconnu qui termine la nuit dans leur lit, et mangent les gâteaux allégés des autres. Si Saint Augustin lisait ça, la vache de leçon qu’il prendrait ! Donc, oubliez le name dropping, oubliez que Mathieu est le fils de Jérôme, que vous avez probablement lu Hervé et Gérard un jour et que Michel est LE Michel Foucault du Collège de France devant qui tout le monde se prosterne, et ce récit, qui est ce que la caméra de surveillance est au cinéma, n’a strictement aucun intérêt. Ce n’est donc pas simplement une arnaque pitoyable qui est entre mes mains, c’est un nouvel exemplaire de « Ce que le mépris veut dire », œuvre collective dans laquelle les éditeurs rivalisent, soucieux de nous abreuver des témoignages navrants de tous ces gens géniaux qui ont la même vie que vous, mais à la différence qu’ils la passent au Quartier Latin. Et ça change tout. Prenez des médiocres et élevez-les aux rangs d’icônes parce qu’ils ont su s’épancher dans les bons bureaux, lancez sur le marché quelques « fils de » parasitant avec fatuité l’aura de leur(s) illustre(s) parent(s), et les petites gens vont se régaler de nos déchets consignés dans du papier-poubelle. Ces cons regardent la télé-réalité et lisent Christine Angot, de toute façon, on ne va pas leur filer des perles ! On dirait même que ça gagnerait des prix et ils avaliseront, ces andouilles de lecteurs.

18 novembre 2012 / Canciones en español

On n’est pas loin ici du “placer cuplable”, mais j’avoue beaucoup aimer ce chanteur découvert au Chili, et qui y est un peu le Patrick Bruel local. Mais en plus politisé de sorte que c’est aussi un peu le nouveau Víctor Jara.

23 janvier 2010 / Canciones en español

159. Ma peau a quelques décennies mais mon cœur en a quinze ans depuis que j’ai croisé tes yeux et que je rêve de sentir nos mains se mêler tendrement, s’arrimer l’une à l’autre dans l’inconnu pour se laisser pousser ensemble par un frisson grisant. J’ai connu des femmes mais…

27 décembre 2006 / Canciones en español

125. De nombreuses racines me retiennent à l’arbre, mais aucune n’aurait le droit de m’empêcher de m’offrir au vent, s’il me venait l’envie de voler. [27.12.06] Bande originale de la bulle : Víctor Jara, “El derecho de vivir en paz” Impossible de vivre au Chili et de passer à côté de…