Catégorie : Chansons francophones

7 février 2014 / Chansons francophones

45. (…) La plus grande solitude c’est de manquer des autres et s’apercevoir que son outre de silence n’arrive pas à se mélanger à leur bruit, quand ils sont là. Bande originale de la bulle : Valérie Leulliot, « Mon homme blessé » Photo d’entête : « Clowns » par Frank Behrens.

7 février 2014 / Chansons francophones

44. Cet être est une blessure habillée de peau : on y rencontre son malaise en poupée-gigogne, chaque fois plus petit, dense, oppressant ; la peur vous prend d’y rencontrer au final, un viol, une boucherie, un inceste. Il est la tristesse qu’il faudrait éponger, il est un nid à…

7 février 2014 / Chansons francophones

23. Il est des rires Gras, grossiers et bêtes Qui insultent la joie. Bande originale de la bulle : Dominique A., « Comment certains vivent » Avoir ses moments de misanthropie est toujours un signe de bonne santé mentale. Et la preuve qu’on a encore une certaine idée de l’homme à l’aune…

7 février 2014 / Chansons francophones

13. Se coucher à des heures pas possibles. Il y a des gens comme moi qui s’imaginent que le temps leur a accordé une dérogation, et que leur veille s’étend sur des 25ème heures et plus données en bonus, juste pour eux, cadeau du réel pour qu’ils accomplissent leur exceptionnelle…

13 novembre 2012 / Chansons francophones

Quel rapport entre ces deux chansons ? – je ne sais pas.

Je me souviens que je marche dans les rues de I* en écoutant en boucle Aston Villa et Wovenhand, enfin juste ces deux chansons-là.

Après bien des atermoiements, Aud* est partie. Je le souhaitais depuis des mois, j’avais même déjà pris mes affaires une fois avant de revenir, mais comme beaucoup d’hommes, je pleure alors ce que dont je ne voulais plus avant de l’avoir “perdu”.

6 novembre 2012 / Chansons francophones

C’est un soir d’été pour moi, extrait de l’hiver dans mon monde de référence. J’écris sur le balcon pendant que Pame écoute de la musique dans sa chambre. En français. Je reconnais Brassens et du violoncelle. Ça a l’air beau, je tends l’oreille, je finis par lui demander de mettre…

20 avril 2012 / Chansons francophones

C’est en relisant L’insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera que je me suis rendu compte que cette chanson de Dominique A. aurait pu (pourrait être, dans quel cycle du temps ces deux êtres-là sont-ils pris ?) être chantée à Teresa par Tomas. Il avait donc fallu une série de…

31 janvier 2010 / Chansons francophones

Qui ne se souvient avoir dansé sur les quatre notes si caractéristiques de L’homme pressé en soirée ? 1996. 666.667 Club, le 5ème album de Noir désir était sorti et la voix de Bertrand Cantat, sombre héros à l’âme errante, étendard vocal du groupe, raisonnait encore régulièrement, rageuse, puissante, si pleine de force et d’exaltation. La locomotive du rock francophone alors en pleine gloire militait artistiquement contre le fascisme et le « peuple fascisant, autour de 15% », le monde de l’argent, les grandes corporations prédatrices, bref tout le kit habituel de la contestation, lorsqu’il n’atteignait pas les sommets avec quelques chansons moins engagées comme « Ernestine » ou « A ton étoile », sur fond de guitares saturées et quelques solos incandescents d’Akosh Szelevényi qui nous réchauffent encore les oreilles. Cible privilégiée des bordelais révoltés : Jean-Marie Messier, le flambeur de la nouvelle net économie alors à la tête de la très ambitieuse Vivendi-Universal, la success story française ultra-communicante, poussant le détail jusqu’à afficher une chaussette trouée dans les magazines pour faire homme du commun des mortels, son petit faciès jovial de bon gros pote qu’on aimait bien taquiner à la cour de récré entre deux pelotages de boutons de filles et qui vous rappelle des années plus tard avec l’assurance revancharde du gars irrésistible que confère magiquement tout portefeuille débordant d’aisance et devant qui n’importe quelle bombasse superficielle est prête à sacrifier un peu des grâces de sa jeunesse. Ou comme dit la chanson sans le citer, l’homme pressé, l’homme médiatique, la « comète humaine universelle » dont les conneries proférées sont le destin du monde bien qu’il ne le connaisse pas et le dirige de haut, de loin, visant « profits immédiats » et « faveurs des médias », etc. plus trois refrains très répétitifs qui ne resteront pas dans les anthologies de la langue française mais deviennent, de fait, d’une facilité de mémorisation indéniable ou l’assurance pour tout DJ qui veut réveiller un peu sa troupe de teufeurs que ça va chanter sur le dancefloor. Après la chanson, le groupe poussa la provocation à son paroxysme lorsque, en direct aux Victoires de la musique en mars 2002, Cantat lira une lettre à son distributeur et producteur se terminant dans les termes suivants : « nous ne sommes pas dupes de ton manège, et si nous sommes tous embarqués sur la même planète, on n’est décidément pas du même monde », sous l’œil visiblement réjoui d’un Jean-Luc Delarue dont on ne sait pas s’il a totalement réalisé que c’était vrai ou s’est cru sous l’emprise de quelques poudres blanches de sa mère …