Catégorie : Carnets de voyage

16 novembre 2014 / Carnets de voyage

Escale à Baltimore. Où il ne pleut pas. Je suis déçu. (Tout ce que dit la chanson était donc faux, ce jour-là. Même la photo est fausse, il faut donc ne pas la voir, ne pas entendre le son, ce n’était rien de ça, c’était différent mais c’était ça que…

15 novembre 2014 / Carnets de voyage

Je viens d’arriver à New York. Certes, après seulement deux heures à dormir dans le bus qui m’amenait du Canada, j’ai pris une grosse claque en sortant sur la 8ème avenue, au cœur de Manhattan. Pourtant j’ai envie de m’installer dans la ville comme je reverrais une vieille amie après…

15 novembre 2014 / Carnets de voyage

Il fait beau. J’ai voulu aller jusqu’à Washington square juste pour écouter le morceau des Chinese Man à l’endroit même où il faut être pour le faire (Dieu sait si l’auteur de ces lignes est dans la merde si Thurston Moore écrit une chanson sur Medellin ou le Bronx). Sur le…

15 novembre 2014 / Carnets de voyage

Union Square. Un juif accoutré comme il se doit me fixe et me demande si je suis de la même religion que lui. Eh non. Mais quel dommage de ne pas lui avoir demandé si je pouvais prendre la carte, car, après tout, Jésus m’agace : depuis le temps que…

15 novembre 2014 / Carnets de voyage

Voilà je viens donc de visiter ce grand pot de fleur qui se déroule comme une peau d’orange qu’est le Musée Guggenheim. C’est bien, je suis seul, donc je peux visiter au rythme que je l’entends, c’est-à-dire en faisant un tour en marchant sans m’arrêter puis revenir aux mêmes endroits…

12 octobre 2014 / Carnets de voyage

Nous sommes un soir à Santiago, dans une petite rue déserte près de la station Príncipe de Gales où j’ai trouvé une petite chambre qui m’abrite depuis quelque temps. Fatigué d’une longue journée à travailler dans le sous-sol de la Biblioteca Nacional de Chile, ma deuxième maison, je distingue dans la pénombre de cette rue mal éclairée, deux ombres à 200 m, proches l’une de l’autre sur le trottoir. Un homme et une femme. Les deux corps se séparent rapidement. L’homme continue sa route droit vers moi ; la femme s’arrête et se colle contre le grillage de l’école primaire qui fait le coin, juste avant d’arriver à ma ‘pomme’ de bâtiments. Je n’ai rien entendu, je n’ai vu aucun geste précis, je n’ai pas compris, je ne sais pas si ces deux corps faisaient route ensemble où s’ils se sont croisés comme je vais le croiser, lui, qui vient vers moi, puis elle, qui reste là-bas, mais sur mon chemin.

Il me semble que je dois donner tous les détails comme je le ferais à une déposition. C’est un peu ça, je passe se souvenir au tribunal de ma conscience.

8 octobre 2014 / Carnets de voyage

Entendu à Marseille, près du Mucem.

15 août 2014 / Carnets de voyage

Ou la ténacité. Ou une certaine idée du travail à accomplir.

13 août 2014 / Carnets de voyage

Alors que nous sommes en train de manger au beau milieu du quartier coréen de Pékin, elle me demande : « tu sais distinguer les Coréens des Chinois ? » Non. Je n’imaginais même pas que ce fût possible de les reconnaître les uns des autres… ne sont-ce pas les…

22 juillet 2014 / Carnets de voyage

Tu partais rejoindre Sanlitun et ses hordes de touristes. Pour rejoindre le métro, il te fallait passer par le site olympique.

Tu croisas d’abord un groupe de joueurs d’une sorte grosse flute, concentrés dans un coin de cet espace pourtant  immense, sans doute pour y aller chacun de sa propre partition en noyant ses mélodies dans celles des autres : sans doute des débutants complexés, pensas-tu.

Cinquante mètres après, sur un banc au bord du petit lac, un vieil homme jouais sur son violoncelle à une corde (dont il faudra que tu apprennes le nom) une musique que tu qualifias “d’expérimentale”, aussi étrange en tout cas qu’intéressante, faite de sauts des graves dans les aigus, là dans la pénombre, trois personnes autour de lui l’écoutant en silence.

Puis reprenant ta marche, tu croisas un peu plus loin des couples dansants, s’exécutant avec grâce sur une sorte de valse très lente, digne et belle, qui t’évoqua d’autres danses que tu connaissais sans pourtant s’y résumer.

Il fallait pourtant y aller, tu avais d’éventuelles rencontres à faire à l’autre bout de la ville.