Catégorie : Egorynthe

Détours d’une vie…

26 octobre 2009 / Egorynthe

…. je l’ai pleinement compris, englobé dans quelque chose de plus large, de plus profond, de plus solide. Des amis ayant lancé sur Internet une chaine où chacun raconte comment il est devenu libéral, je me lance dans ce récit que je couvais depuis quelques temps déjà, en me disant que peut-être d’autres se retrouveront dans ce portrait et n’auront pas honte à leur tour de mettre un mot – « libéralisme » – sur des idées qui sont les leurs, et qui ne sont pas les caricatures dénaturées, souvent bêtement dénigrées par des intellectuels prouvant par là-même qu’ils n’échappent pas aux préjugés de l’homme du commun, bien qu’ils se sentent parfois si loin de lui….

9 août 2009 / Carnets de voyage

[Suite de la première partie de ce week-end en Avignon]

Grâce au temps libéré par notre échappée du pitoyable one man show précédent, nous aurons eu le temps d’aller manger quelques tapas (locas) dans un établissement aussi grand et beau que les serveurs et le patron y sont exécrables (et la cuisine très moyenne), avant d’aller prendre notre place dans la grande queue de 50m minimum qui s’étirait devant le Palace, et avoir la chance d’assister à la prestation de Gustave Parking.

Gustave Parking
Gustave Parking

Quelques minutes seulement après 20h15, dans une salle déjà comble mais pas encore comblée, l’humoriste bien rôdé entre en scène et déroulera sans anicroche un best of qu’il enchaine maintenant depuis quelques années. Absolument rien de nouveau pour qui a déjà visionné un peu ce que l’on trouve sur Youtube ou Dailymotion, mais toujours ces mêmes éclats de rire qui jaillissent de ses bons mots … auxquels il nous laisse réfléchir, comme : « la mort c’est le meilleur moment de la vie. C’est pourquoi il est préférable de la garder pour la fin », « vous savez quel est le contraire de la libido ? Le bide au lit », « le temps c’est comme un vêtement d’enfant, plus on grandit et plus il raccourcit », « être en couple c’est régler à deux des problèmes que l’on aurait jamais eu seul », ou « mieux vaut boire une Kronenbourg à la poste que d’attendre un Chronopost à la bourre ». Melting pot de calembours, jeux de mots lâchés pour “meubler” de la meilleure des façons un habillement, moments légers et tirant sur le comique troupier contrebalancés par quelques tirades plus philosophiques servies par un œil pétillant et un sourire communicatif, le spectacle saisit le public et le transporte dans l’univers de récup’ de celui qui se transformera rapidement en robot G.I. éclateur de bulles, en mouche-culotte, en faux nudiste, etc. Certes, l’humoriste a ses idées et n’hésite pas à vous les inviter dans ses textes : écolo affiché, pas toujours du côté des meilleurs puisqu’il a soutenu la candidature de Bové en 2007, s’il s’amuse de l’art subventionné du festival In, de cette pédanterie intellectualiste ornée de quelques effets faciles qui prend trop souvent la cour du Palais des papes en otage pour y installer quelques pièces huées par un public sadomasochiste venu s’énerver le ciboulot à vouloir échapper à l’art bourgeois du bas peuple, il est, du moins dans le spectacle, plus pénible sur l’écologisme sirupeux qu’il propose. Heureusement ce cheveu dans la soupe de gauche est vite évacué et le rire reprend son droit jusqu’à la fin de la nuit.