Comptine(s) improvisée(s) en attendant la fin de l’orage

(A chantonner comme une comptine)

Nous attendons tous que cela cesse
C’est un moment à coïncidence
A gagner le concours de circonstance
Si captif aux côtés d’une princesse
Tous à l’abri quand le temps rince
C’est un moment où l’existence
Peut basculer si les circonstances
Nous enferment avec un beau prince
Allez nuage, pousse pousse pousse
Allez ciel, pisse pisse pisse1
Allez orage, passe passe passe
Nous n’irons pas sous la pluie {épaisse / de province}
(A répéter de manière incantatoire temps que ça mouille dehors)
Pas de princesse alors patience
Nous attendons que cela cesse
Et les flaques que la pluie laisse
Reflètent déjà notre insignifiance2
Le prince est en face alors patience
Attendons avec un espoir mince
Qu’on se voie, qu’on en pince
Et se prenne sous l’ombrelle de la chance

 

20150919_152750

 

(Tu te souviens un jour réfugié de Pékin, te souvenant de ce jour de pluie dans une rue au Rajasthan sans te rappeler la ville. Tu te dis que c’était plus drôle moins abrité.)

Photo : extrait de « Si un jour tu me quittes, dit le moi sous la pluie, pour ne pas voir couler mes larmes » [sic !] par Nicolas Bran

  1. Voir avec joie le visage rieur du petit enfant qui est train de dire ce quasi-gros mot ici autorisé []
  2. Expliquer ici au petit transgresseur, la petitesse de la vie d’un homme, ça lui passera l’envie de rire à des mots aussi inoffensifs []