L’e-merdia

Hier soir, lors du débat à 11 organisé dans le cadre des présidentielles 2017, M. Poutou, l’avorton de dictateur cool, venu habillé en t-shirt et bien décidé à faire le mariole en jouant les adolescents effrontés, venait faire parler de lui en alimentant la société du spectacle avec un slogan travaillé : « nous on n’a pas l’immunité ouvrière ». Il a réussi son coup avec la complicité des nigauds de merdia, bien contents d’avoir quelque chose à vendre ce matin.

Mme Arthaud, venue défendre les mêmes idées, mais qui, elle, est restée digne, n’a pas eu le même écho de la part des merdia. Nullité manifeste de ces faiseurs d’opinion pilotés par leurs financeurs, rôle putassier de donneurs de leçon qu’ils tiennent avec le même brio que de pauvres petits youtubeurs, pompiers pyromanes qui ne génèrent le plus souvent que du mépris et au final du désintérêt… Ce qui n’empêche pas Le Monde de publier régulièrement des articles sur les trolls d’extrême-droite :

Évidemment les trolls nationaux-collectivistes 1 de Mélenchon, Poutou ou Arthaud, ça n’existe pas… Évidemment, ces gens qui pensent exactement la même chose que le Front National ne sont pas des dangers pour la république française, non, bien sûr ! Voilà donc le visage de ces imbéciles de merdia, qui ne comprennent pas qu’on ne les lisent pas – du moins qu’on ne veuille pas payer pour une prose qu’on ne va regarder qu’en diagonale. On est tellement lassés d’être pris pour des cons, qu’ils en arrivent à nous faire trouver quelques avantages à voir élire des gens qu’on exècre mais qui ont le bon goût de les détester autant que nous. Les soi-disant antifascistes ou consciences républicaines sont tellement méprisables, qu’à choisir entre la peste et le choléra, on se surprend…  Du coup, on préfère aller voir ce qui se dit ailleurs, du côté de la Russie, de la dissidence ou de la réinformation, pour le meilleur et pour le pire en essayant de faire la part des choses, pendant que les journaux hurlent comme cochon qu’on égorge, face au phénomène de la réinformation populaire, née pour faire face à ces officines de propagande qui ont pignon sur rues et subventions plein les poches. Messieurs, de la presse officielle et républicaine, on espère que vous creviez vite et criant bien bien fort encore pour que ça nous fasse marrer encore un coup, même si l’Etat amplifie encore votre respiration artificielle à coup de nouveaux rackets légaux pour nous obliger à ce que vous existiez…

Photo d’entête : “Pink Poo from Dr Slump” par S.

  1. Comment parler de « social » en évoquant ces gens dont les idées ne font jamais qu’appauvrir les peuples qui en sont les victimes ?
(PdB) Écrit par :