Ernestine – Noir désir

Et si un Malin Génie pervers te demandait de ne choisir qu’une seule chanson de Noir Désir et te condamnait à oublier toutes les autres pour ne garder que celle-là, laquelle choisirais-tu ?

Serait-ce “Le fleuve” et son rythme noir pointée – croche que tu aimes tant ? “One trip / one noise” ou “Lolita nie en bloc” qui évoquent en toi les road trips dont tu rêvais à la fin de ton adolescence et au début de ta jeunesse ? Le plus classique “Le vent nous portera” et ses « chromosomes dans l’atmosphère » ou ses « taxis pour les galaxies » que tu désirais tellement emprunter en repensant au Gambit des étoiles de Gérard Klein ? Préférerais-tu “comme elle vient” que tu chantais en soufflant pendant tes joggings le long des nuits de Providencia ? Ou encore “Septembre en attendant”, mais la version En public, qui se traine dans un faux rythme, avec ses pauses et qui enfin a pris « la fuite / disparu,  huuuit, avant qu’ils aient fait …ouuuuf ! » ?

Non. Ce serait sans doute “Ernestine“ pour le violon de Félix Lajkó et son solo extatique… Oui, s’il ne devait en rester qu’une ce serai Ernestine, et tant pis of course pour l’Austin, on la pousserait jusqu’au prochain garage, ensemble, ou bien jusqu’au Pays des Sortilèges.

Photo d’entête : “Soundtrack” par LaVladina.

(PdB) Écrit par :