Fadaises foucaldiennes

Depuis Raymond Roussel, depuis Artaud, [le point aveugle de la possibilité de la folie et de la littérature et de leur exclusion mutuelle] est aussi bien le lieu d’où s’approche le langage de la littérature. Mais il ne s’en approche pas comme de quelque chose qu’il aurait la tâche d’énoncer. Il est temps de s’apercevoir que le langage de la littérature ne se définit pas par ce qu’il dit, ni non plus par les structures qui le rendent signifiant. Mais qu’il a un être et que c’est sur cet être qu’il faut s’interroger. Cet être, qu’est-il actuellement ? Quelque chose sans doute qui à affaire à l’auto-implication, au double et au vide qui se creuse en lui. En ce sens, l’être de la littérature, tel qu’il se produit depuis Mallarmé et vient jusqu’à nous, gagne la région où se fait depuis Freud l’expérience de la folie.
Michel Foucault, [1964] « La folie, l’absence d’oeuvre », Dits et écrits, I, Gallimard, coll. Quarto, 2001, p. 447

Après une heure à tourner en rond dans l’auto-implication du double-langage ésotérique de la littérature, et avant de chuter dans le creux de ma folie, j’ai décidé d’aller chercher l’être du langage de la littérature avec un filet à papillons fous le long des champs de mon incompréhension. Quelle drogue faut-il pour comprendre ce charabia ?

(Ajout palimpsestique – Ah non, en fait, je crois que je viens de comprendre : ces gens-là ne se droguent pas, mais, à force d’avoir affaire à cette bouillie logorrhéique, ils ne se lisent plus. Merci à Michel Charles pour l’explication. Voilà qui me rassure…)

Quant à moi, j’ai encore un livre de “French Theory” qui va prendre part au feu dans ma cheminée…

Photo : “Hypnosis” de #tom #malavoda.

(PdB) Écrit par :