J’ai quitté la vie de bureau…

…pour travailler dans ce genre d’endroits, comme ce cloître où on peut vivre son exil social au sein de la ville, et dans la conversation exclusive du meilleur de l’humanité, en toute quiétude, caressé par les rayons du dernier soleil de la région et quelques effluves des fleurs alentours.

Sauf de temps en temps, quelques touristes viennent remarquer bruyamment que l’endroit est bien calme, qu’on pourrait venir y faire du sudoku ou des mots croisés1, prennent quelques photos, plus soucieux de stocker un ersatz d’instant, de le commenter au moment-même où celui-ci s’offre à eux, que de se poser, d’accepter l’offre et de le vivre. Et repartent en bons béotiens, salir le monde de leurs regards.

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On peut donc rester entre gens biens de cette petite ville de province intellectuelle2 : tout seul.

  1. Oh que j’ai hâte d’être à la retraite ! []
  2. A la bibliothèque pourtant bien achalandée en livres intéressants : mais qui les lit, par ici ? Penser à mettre des petits mots dans ceux-ci pour savoir qui sont ces lecteurs invisibles… []