Jour de chans(on francophone)

Un samedi de septembre de 2015, après avoir échappé à l’orage, ramener dans sa besace de la médiathèque (par non-ordre de la pile) : Tété1, Syrano2, Anaïs3, Anne Sylvestre, Stephan Eicher4, Amélie-les-crayons, et puis, il est vrai, plus aguiché par les soyeuses volutes de la chevelure de la belle Elsa Lunghini que par l’envie de découvrir ses talents de chanteuse, cet album éponyme sorti en 2008 et écrit en grande partie par Emmanuel Da Silva, où se trouve cette chanson aux paroles signées Dominique A :

Et puis deux albums un peu au pif, pour les quotas de hasard et les futures trouvailles, peut-être, choisis à moitié pour la pochette à moitié parce qu’ils étaient sur le présentoir et qu’il faut bien imaginer que les bibliothécaires ne servent pas qu’à ranger les rayonnages et à moitié encore par caprice.

S’il fallait un portrait de ce 19, lendemain de fête au Chili et veille de 20, ce pourrait être :

20150920_122932Mais ce serait alors un portrait menteur parce qu’il faudrait encore évoquer Tignasse qui chantait à la Libellule, pour un concert commencé en retard à cause d’élus locaux venus se masturber en public à nous rappeler combien ils sont généreux d’user l’argent du peuple pour financer la Culture et qui au lieu de la laisser s’exprimer à l’heure, préfèrent leurs discours à celui de la guitare du frère de cet ami rencontré à Strasbourg il y a ouh ! tout ça ! Concert pour guitare, chant et rires d’enfants, pendant que les Elus de la République allèrent fumer dehors – nos amis les parasites financent la culture, on ne va pas leur demander de l’aimer, non plus ! Et la division du travail ?

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Puis découvrir qu’on est la félicité-même :

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Je suis super heureux !

Enfin, et ce sera la morale de ce samedi placé sous les auspices de l’évanescence, grâce à cette photo un peu floue, malheureusement, où on peut voir inscrit “for ever” le souvenir d’une amitié sur les pavés d’une place refaite depuis et dont il ne reste rien, nous apprend la légende, ici illisible :

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Heureusement, l’amitié n’est pas de pierre. Alors nous avons vécu ce samedi et il est reparti à minuit sans accepter de dormir à la maison pour qu’on profite un peu de sa présence, que, grisé par l’alcool et la joie, on puisse abuser un peu de lui jusqu’à l’aurore. Mais, avant de se changer en citrouille, il a promis de nous envoyer son petit frère, le 20, qui est arrivé pile à l’heure, comme un bon Alsacien fiable et ponctuel. Au plaisir de découvrir ainsi toute la famille !

  1. Un homme qui a écrit “A la faveur de l’automne” et “A flanc de certitudes” doit être suivi ! []
  2. A découvrir []
  3. « Oooooh ! l’enffoiiiré m’annoncerça, commeçadebutenblannnc… » []
  4. Deux fois : un récent pour préparer le concert à venir et un vieil album recroisé avec plaisir []
(=S=) Écrit par :