Étiquette : Chine

16 décembre 2014

Ce qui est très intéressant avec le système chinois, c’est qu’on peut parler des systèmes de démocraties libérales en toute neutralité, sans devoir ni défendre un modèle progressiste qui envisagerait le monde occidental comme fin de l’histoire ayant pour mission de tirer à lui tous les autres pays (la vision…

15 août 2014

Attention je vais raconter la fin (c’était écrit ici), mais comme je ne vous conseille pas de lire ce livre, je ne pense pas faire quelque chose de grave.

Je l’ai acheté pour lire en anglais, parce qu’il se déroule à Pékin où je vis en ce moment et parce que Lao She, quand même, c’est un classique. Je me suis laissé entrainer dans la vie de ce jeune garçon qui décide de devenir rickshaw boy, sans être plus emballé que ça. Même les quelques chapitres un peu plus aventuriers où il va récupérer son pousse-pousse volé par les soldats, ne m’a trop transporté. Rapidement, je me suis demandé pourquoi on me racontait cette vie-là, précisément, quelle était l’intention de l’écrivain qui justifiait qu’on me propose cette lecture. Cette interrogation ne m’a pas quitté jusqu’à la fin. Certes, on s’attendrit parfois pour ce jeune intègre, luttant contre son sort, on s’agace lorsqu’il se sabote, mais on trouve assez vite ensuite le temps long. Temps que c’était écrit en anglais et que ça se passait à Pékin, le texte avait un minimum d’intérêt pour moi, mais si j’avais pu être un peu moins soucieux des minutes restantes à lire (sympathique fonction des liseuses) j’eus pu m’estimer plus heureux.

Puis le dernier chapitre m’a laissé pantois. Après une ellipse incompréhensible – ma seule explication a été que l’auteur s’étant trop appesanti sur des épisodes peu importants, il en a eu marre et a bâclé sa fin alors que c’est là qu’il aurait fallu développer sans doute – on apprend que Xiangzi s’est associé avec Ruan Ming devenu un notable corrompu après avoir été un révolutionnaire persécuteur du gentil maître de Xiangzi, M. Cao. Suivre un peu l’évolution du personnage de Ruan Ming, assister à la rencontre de celui-ci et de Xiangzi devenu cynique, avare et veule alors qu’il était si fier, eût été intéressant, M. Lao ! Mais non, nous sommes au chapitre 24 et voilà le corrompu condamné trainé dans la rue après la trahison de Xiangzi. Tel qu’au théâtre classique, tout nous est narré après coup ! Un gâchis.

13 août 2014

Alors que nous sommes en train de manger au beau milieu du quartier coréen de Pékin, elle me demande : « tu sais distinguer les Coréens des Chinois ? » Non. Je n’imaginais même pas que ce fût possible de les reconnaître les uns des autres… ne sont-ce pas les…

22 juillet 2014

Tu partais rejoindre Sanlitun et ses hordes de touristes. Pour rejoindre le métro, il te fallait passer par le site olympique.

Tu croisas d’abord un groupe de joueurs d’une sorte grosse flute, concentrés dans un coin de cet espace pourtant  immense, sans doute pour y aller chacun de sa propre partition en noyant ses mélodies dans celles des autres : sans doute des débutants complexés, pensas-tu.

Cinquante mètres après, sur un banc au bord du petit lac, un vieil homme jouais sur son violoncelle à une corde (dont il faudra que tu apprennes le nom) une musique que tu qualifias “d’expérimentale”, aussi étrange en tout cas qu’intéressante, faite de sauts des graves dans les aigus, là dans la pénombre, trois personnes autour de lui l’écoutant en silence.

Puis reprenant ta marche, tu croisas un peu plus loin des couples dansants, s’exécutant avec grâce sur une sorte de valse très lente, digne et belle, qui t’évoqua d’autres danses que tu connaissais sans pourtant s’y résumer.

Il fallait pourtant y aller, tu avais d’éventuelles rencontres à faire à l’autre bout de la ville.

19 juillet 2014

A votre gauche trois bibliothécaires désœuvrées à 90% qui vous enquiquinent à parler à voix haute. Un peu plus loin, trois personnes au comptoir pour servir les gens en gâteaux, sandwichs et boissons : un Chinois qui ne parle pas un mot de français occupé à 10% de son temps,…