Étiquette : hymnes

17 novembre 2015

Facebook nous tire vers le bas

Capture d’écran 2015-11-16 à 21.14.17Facebook croit sans doute bien faire, Facebook est malin. En proposant à ses utilisateurs de mettre un voile bleu blanc rouge sur les photos de profil, il nous pousse à réagir de la manière opposée à celle qui devrait être la nôtre. On ne sait d’ailleurs pas exactement ce que cela veut dire. Un hommage aux morts ? Sommes-nous si peu sûrs de notre solidarité et de notre empathie que nous ayons besoin de les afficher aussi ostensiblement ? Contrairement aux discours convenus voulant que l’individualisme gangrénerait nos sociétés modernes, l’homme de plus en plus urbain n’a sans doute jamais été aussi sociable. Et d’autant plus qu’évoluant dans des sociétés ouvertes à l’échelle des grandes villes ou de l’Europe dont il peut désormais rejoindre n’importe quel point à peu de frais, il peut choisir ses groupes avec facilité et sans crainte puisqu’il peut les quitter sans être lié à eux à vie. Nous nous flexibilisons mais notre sociabilité va bien, merci pour elle.

Est-ce pour soutenir un modèle français ? Nos valeurs ? Lorsque Nicolas Sarkozy s’est essayé à définir l’identité française, on s’est aperçu de la dangerosité de ce questionnement et que l’idée de République-même est dangereuse dès lors qu’on essaye de lui donner un contenu positif. Tous les collectivismes ont toujours eu l’idée d’un modèle de société assez précis qu’il fallait imposer au groupe sur lequel il exerce leur « monopole légal de la violence ». Dans une démocratie libérale – cette chose-là qui est mise à mal lorsqu’on tire sur des gens occupés à user de leur « liberté des Modernes » pour s’attarder à des choses aussi futiles que de boire à une terrasse, de danser à un concert ou de voir un match de football – on ne peut que définir des règles négatives, des interdictions, charge à chacun de se choisir une façon de vivre.

Or, en incitant les gens à adopter tous le même comportement, facilite l’expression et flatte nos instincts de troupeau.

29 juillet 2014

“Green Arrow”, l’hymne des soirées d’été tranquilles à ne rien faire d’autre qu’apprécier un courant d’air frais sur la peau tempérant la chaleur ambiante, écouter le grouillement sonore des arbres, boire un verre de rosée avec un carreau de chocolat noir ébène en se disant que c’est bon de vivre……

26 juin 2014

Tant que Twitter sera utilisé massivement, je ne penserai rien de bon de mes contemporains #etçatientdansuntweet Photo : “hippo grill” de Bladsurb.

13 novembre 2012

Quel rapport entre ces deux chansons ? – je ne sais pas.

Je me souviens que je marche dans les rues de I* en écoutant en boucle Aston Villa et Wovenhand, enfin juste ces deux chansons-là.

Après bien des atermoiements, Aud* est partie. Je le souhaitais depuis des mois, j’avais même déjà pris mes affaires une fois avant de revenir, mais comme beaucoup d’hommes, je pleure alors ce que dont je ne voulais plus avant de l’avoir “perdu”.

8 janvier 2010

Un changement de vie qui s’est déroulé à ce rythme fou…

An* me dit qu’elle ne viendra pas me voir ces vacances à Ai* ; je suis soulagé car un peu de moi est déjà avec Aur* dans cette même ville, j’ai croisé ses regards et ils m’ont touché. Puis la première m’annonce que tout est fini. C’est triste, certes, notre couple avait sa force et sa logique. Mais je suis alors tout à la deuxième avec qui je suis en peu de temps.

Un début, une fin / une fin, un début et l’idée que le temps est cyclique comme le morceau de Massive Attack, que j’écoute alors, pris dans une certaine ivresse. Je devais revenir dans mon ‘Nord’ natal après six mois, comme une pause après plus de quatre ans de vie commune ; je n’y suis jamais vraiment retourné depuis, même si entre temps j’ai fait de nombreuses infidélités à ma nouvelle région d’accueil.