Étiquette : langage

4 juin 2015

On commence avec une phrase et ça va faire une anthologie riquiqui mais il faut bien commencer, non ? Tu n’arriveras jamais à faire le regard noir des imbuvables filles du sud de l’Espagne (je m’en souviens de mon séjour à Séville, en **** ; j’étais étudiant, tu étais venue me…

14 décembre 2014

Pendant qu’ils rédigeaient ensemble leur texte sur la littérature, l’un demanda à l’autre : — Qu’est-ce que tu penses d’écrire : « la littérature est le grand carnaval des mots » ? — Mmm, c’est joli mais il faudrait nuancer… — Non, il nous faut des tournures ‘choc’, les gens ne retiennent que ça ! L’incipit…

12 décembre 2014

Depuis Raymond Roussel, depuis Artaud, [le point aveugle de la possibilité de la folie et de la littérature et de leur exclusion mutuelle] est aussi bien le lieu d’où s’approche le langage de la littérature. Mais il ne s’en approche pas comme de quelque chose qu’il aurait la tâche d’énoncer. Il est temps de s’apercevoir que le langage de la littérature ne se définit pas par ce qu’il dit, ni non plus par les structures qui le rendent signifiant. Mais qu’il a un être et que c’est sur cet être qu’il faut s’interroger. Cet être, qu’est-il actuellement ? Quelque chose sans doute qui à affaire à l’auto-implication, au double et au vide qui se creuse en lui. En ce sens, l’être de la littérature, tel qu’il se produit depuis Mallarmé et vient jusqu’à nous, gagne la région où se fait depuis Freud l’expérience de la folie.
Michel Foucault, [1964] « La folie, l’absence d’oeuvre », Dits et écrits, I, Gallimard, coll. Quarto, 2001, p. 447

Après une heure à tourner en rond dans l’auto-implication du double-langage ésotérique de la littérature, et avant de chuter dans le creux de ma folie, j’ai décidé d’aller chercher l’être du langage de la littérature avec un filet à papillons fous le long des champs de mon incompréhension. Quelle drogue faut-il pour comprendre ce charabia ?

8 février 2014

Il donne les graines des paroles qui ont mûries en lui En espérant qu’elles poussent en d’autres… [Initialement dans L’incitation à écrire, #N] Photo d’entête : “Hong Kong Umbrella Revolution” par Pasu Au Yeung.

7 février 2014

106. Les mauvais professeurs n’ont pas le temps de tout vous dire, les heures allouées à leur cours sont trop peu nombreuses, mais commencent toujours par prendre presque tout une heure pour le déplorer. Les mauvais conférenciers n’ont pas le temps de tout vous dire, leur temps de parole est…