Étiquette : sexe

19 novembre 2015

Belle idée qu’ont eu les Éditions du Mystère de commander et publier ce recueil de sept nouvelles qui commencent toutes par la même scène initiale d’un couple s’embrassant. Dans cette scène la description du baiser a été laissée volontairement floue, de sorte que les sept auteurs qui lui ont donné sens, ont pu l’infléchir chacun à sa façon.

C’est ainsi que pour l’un, il est la clef d’une relation qui commencera vraiment seulement quelques années plus tard. Dans une réécriture plus joyeuse d’“el encuentro” de José-Luís Borges où deux couteaux veulent se battre l’un contre l’autre et trouvent à chaque fois d’autres mâles pour les empoigner et servir de mains à leur duel, ici ce sont deux bouches qui s’appellent et, bien que leur deux “supports” aient oublié ce flirt, n’en ont pas terminé l’une avec l’autre. Ce qui expliquera que les deux amants ne fassent jamais l’amour mais s’embrassent à chaque fois comme s’ils avaient à accomplir le dernier baiser de leur vie et qu’il devait les nourrir pour le restant de leurs jours.

Pour un autre, ce baiser est une erreur. On ne sait pas trop si les deux protagonistes sont éméchés, s’ils sont tous deux mariés l’un et l’autre ou ne serait-ce que l’un des deux et si le baiser a ainsi une légère saveur d’adultère. Toujours est-il que ce baiser qui ne sera suivi de rien d’autre, est un geste qui n’aurait jamais dû exister. Et qui n’aura pas d’existence autre que dans un fugace souvenir partagé par deux êtres qui se sont abandonnés sur les frontières de l’interdit et n’en parleront jamais plus.

Un troisième auteur fait de ce baiser le début d’une histoire. Les lèvres se touchent, la musique débute comme au contact d’une tête de lecture et des microsillons d’un disque, et l’auteur nous raconte alors tout ce qu’il a fallu de préparation à ce petit geste-là, presque anodin, que nous aurions, autrement, suivi sans en percevoir toute la profondeur.

14 juillet 2014

Alors bande de rustres qui n’aimez pas le foot, quand on vous dit qu’un but peut valoir un orgasme !

27 février 2014

Aujourd’hui la bibliothèque a remis entre mes mains la lourde tâche de déflorer un livre. Ou 223 vieilles filles qui attendaient depuis 1958 qu’on daigne les déchirer. J’en suis ému, comme si un ami me confiait son aînée : Puisqu’il faudra bien qu’un jour les hommes l’embrassent Autant que ce…

21 février 2014
7 février 2014

80. Nous nous sommes mutuellement soutirés du plaisir. Et nous nous enfuyons avec, chacun de notre côté, sales et seuls. (Petite sœur de cette nuit : la nuit nœud.)