Quand t’y fier ? Jamais ! Ce sont des mensonges

Cessons donc de vouloir quantifier à grands coups d’équations ce qui n’est qu’une patine pseudo-scientifique, surcouche masturbatoire permettant des sempiternels et fallacieux arguments d’autorité basés sur un foutraque « une étude a montré que » qui ne trompe que les gogos, écran de fumisteries, techniques de paille, tout ça destiné à cacher, aux autres et à nous-mêmes, que nous poursuivons tous un idéal romantique infrascientifique qui nous est venu un jour en lisant de la littérature ! « L’homme habite en poète »1, pas more geometrico, et ce pour le meilleur et pour le pire !

L’homme ne réfléchit pas avec la métrétique platonicienne du « simple et du double », mais « celle du plus ou du moins »2, en sentant les choses bien plus qu’ils ne les savent explicitement, clairement et distinctement. Voilà comment réfléchissent vraiment les êtres humains qui votent et même ceux qui établissent des politiques. Ainsi marche  la vraie vie : avec des “THAT” or “that”.

Les slogans, les « L’humain d’abord »3, les « Le changement, c’est maintenant », les conneries en tout genre, c’est du “THAT” or “that”.

La révolution, la liberté, la démocratie, le temps des cerises, la fin de l’Etat, ce sont des mots, des chimères, pas des fonctions, pas des matrices, mais encore du “THAT” or “that”.

Alors nous pouvons bien essayer multiplier des x de “THAT”, avec des y de “that”, et mouliner tout ça dans de grands foutoirs à plein d’inconnues, nous sommes juste des Quijotes qui nous croyons bien plus malins que le fou…  mais qui est le plus fou, hein ? Le fou ou celui qui le suit ?

[Vivre, c’est rêver I]

Photo : “Eolienne & soleil” par Dominique.

  1. Heidegger, citant Hölderlin. Ce qu’avait bien compris Hitler en faisant de l’histoire du IIIème Reich qu’ils écrivaient collectivement, un roman de chevalerie. []
  2. Cf. Philèbe []
  3. Slogan du Front de Gauche en 2011-2012. Qu’est-ce que ça veut dire, hein, d’abord ? Est-ce que pour mettre l’humain au centre, on n’a pas toujours commencé à sacrifier les vivants au nom de futures générations qu’on ne voyait jamais poindre, les individus au nom du groupe ? Est-ce que les gens qui voulaient libérer les exploités n’ont pas commencé par le faire de nouveau mais à leur nom, transformant quelque chose de méprisable lorsque s’était fait pour les patrons, travailler douze heures par exemple, quelque chose d’héroïque lorsque c’est pour le Parti, l’Etat ou le Peuple ? Ne sont-ce pas paradoxalement les systèmes les plus inhumains d’abord qui fonctionnent de manière les plus efficaces et les plus justes ? []
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