Un samedi après-midi à l’Institut Français de Pékin

A votre gauche trois bibliothécaires désœuvrées à 90% qui vous enquiquinent à parler à voix haute.

Un peu plus loin, trois personnes au comptoir pour servir les gens en gâteaux, sandwichs et boissons : un Chinois qui ne parle pas un mot de français occupé à 10% de son temps, une Chinoise parfaitement francophone occupée à 5% et un jeune blondinet qui ne fait même pas semblant d’être occupé (appelons ça un emploi fictif décomplexé) et qui n’a rien d’autre à faire que de discuter avec la deuxième.

La France doit faire 50 millions d’économie. Après la réforme des régions, j’offre quatre postes à François Hollande. De rien !

C’est une goutte d’eau, mais qu’est-ce qu’un océan sinon une accumulation de gouttes d’eau, après tout ?

Bande originale de la bulle : Elliott Smith, “Between the bars”

Serait-ce exagéré de dire qu’Elliott Smith t’a sauvé la vie en Chine, après un mois et demi à essayer d’ouvrir toutes les portes possibles et que ta vie pékinoise devenait triste et morne ?

Un peu, mais pas tant que ça. Tu as déprimé trois jours. Pas de la déprime de pacotille comme on use du terme pour dire que ça ne va pas trop bien. Mais de la vraie déprime. Heureusement tu as pris tes écouteurs et le métro de la ligne 5 pour sortir et sauver ton séjour. Toujours avec Elliott Smith dans les oreilles. Toujours.

Photo d’entête :

(PdB) Écrit par :