The Clock – Thom Yorke

L’hymne des changements à Tobalaba, les écouteurs vissés sur les oreilles, dans les starting blocks, prêt à aller être déversé dans la foule pour changer de la línea 1 (rouge) jusqu’à la 4 (bleu foncé), ou l’inverse,  évoluant parmi les Chiliens comme Han Solo dans un champ d’astéroïdes1, à t’étonner tous les jours de la lenteur des capitalins, danse invisible dans les interstices des corps, poussé par cet élan que t’a fait découvrir Ú*, arrivée comme ça en trombe un soir, clic clac cours lapin, clic clac, cours !, compagne des bons coups, et clac ! l’amour qui se trompe, filer entre les gens, les passer comme un torero évite la bête, jusqu’à la fin, jusqu’à la maison ou jusque dans le cœur de la ville, en son poumon, sa bibliothèque nationale, et… les heures, les minutes, les secondes, l’infiniment fin de la découpe du temps qui ne laisse que quelques égratignures sur son flux indifférent,  et … changer à la station Tobalaba.

Photo d’entête : “Metro Tobalaba” par Felipe Barriga.

  1. Ton corps le Faucon Millenium ? Tu rigoles, tu ne passes pas ton temps à le réparer mais à en tirer quelques limites ! []
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