Un « nous » vibre en silence

160. Aucune promesse n’a encore été échangée, mais déjà quelque chose comme un « nous » vibre en silence à la croisée de deux regards posés un peu plus longuement, à l’attraction de deux mains qui attendent sagement le moment de s’étreindre, de deux corps qui commencent à ressentir une absence nouvelle quand ils ne se côtoient pas. En silence, la source d’un engagement commun perce son trou, prête à irriguer une relation qu’il faut encore soutenir d’attelles mais, une fois acceptée la responsabilité d’un tel accord mélodieux, regarde déjà le soleil. [01.2010]

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